Le triptyque gagnant ?
Art et marques, ces deux univers ont tout pour imaginer et construire ensemble le monde de demain.
Aujourd'hui qu'on le veuille ou non, ce sont bien les entreprises qui, par leur puissance économique et politique, régissent le monde et impactent directement la société, les cultures et l’environnement.
C’est pourquoi, nous, les consommateurs attendons d’elles qu’elles assument leur rôle sociétal et qu'elles mettent en avant des valeurs et des missions à impacts positifs au travers de messages et d’actions engagées et responsables.
A l’ère du greenwashing qui ne trompe (presque) plus personne, communiquer sur ses engagements sans preuve est à ses risques et périls. Nous sommes dans l'ère du "prooftelling" : les entreprises et les marques doivent démontrer qu’elles sont cohérentes à tous les niveaux afin de rassurer (stratégie, produit ou service, production, distribution, communication).
En s’associant aux artistes, les marques trouvent un moyen d’exprimer leurs engagements par un biais, qui n'est certes pas nouveau, mais qui permet de s'écarter de la traditionnelle communication de marque. Un petit peu à la manière d’un label ou d’une certification, l’artiste soutenu devient porte parole de l’engagement de la marque.
Grâce à l’implication des artistes auprès des entreprises, les messages véhiculés par les marques sont plus percutants, plus forts et plus sexy.
Mais pourquoi faire appel à des artistes pour lutter contre la crise climatique ?
Les artistes, par définition, possèdent en eux une immense créativité, qu'aucune marque, pour être honnête, ne peut atteindre seule. Ils apportent un autre regard sur les dérèglements de notre planète. De part leurs créations, les artistes nous font réfléchir autrement aux conséquences des actions humaines sur la Planète. Grâce à eux, notre regard change. Dans ce sens, l'artiste devient un acteur du changement.
Mais il y a un "mais" (il y en a toujours un). Etant libres d'exprimer leurs opinions comme ils l'entendent, les artistes qui ont une démarche engagée ne souhaitent pas travestir leur point de vue. Surtout quand ce dernier est radical. Et c’est justement ce qui peut rendre certaines collaborations complexes : comment ne pas dénaturer le travail de l'artiste tout en faisant passer le message de la marque ? C'est sans doute ce qui explique le fait que rare sont les artistes qui apparaissent en publicité, symbole de la non incarnation.
Pour autant quand les planètes sont alignées cela donne lieu à des collaborations enthousiasmantes. Voici 2 exemples (il en existe beaucoup d'autres, si vous souhaitez les partager, n'hésitez pas à les mettre en commentaires):
Ruinart et Tomas Saraceno
Dell et Von Wong
L'art offre à chacun d'entre nous la possibilité de faire preuve de créativité, même dans des conditions difficiles. Il peut nous aider à imaginer un avenir différent et à avancer tous ensemble vers un monde nouveau, plus juste, plus responsable et plus désirable.
En faisant appel aux artistes, les marques créent des nouveaux récits qui incitent à l'échange. Il est alors possible d'explorer de nouveaux imaginaires, de créer de nouvelles voies durables du changement.
Les marques ont donc bel et bien intérêt à s'associer aux artistes. Reste à bien le faire. Pour le bien de la marque, de l'artiste... mais aussi de la Planète.